Comme prévu, le 29 avril Jérôme Hallot était à notre bord. La pluie ne semblait pas le gêner, les plus de 70 km à parcourir chaque jour pendant deux semaines à peine.

Mais on n’était qu’au deuxième jour. Et dans ce genre de raid, là où on pourrait penser que c’est l’accumulation des efforts qui contraint parfois à l’abandon, il n’en est rien. Bien sûr une blessure peut apparaître, mais le plus souvent ce sont les premiers jours les plus difficiles, quand on redécouvre la douleur et les ampoules. Ensuite, à entendre Jérôme, on finirait par s’y habituer.

C’est un peu ce que disaient des Français Libres, qui, dans des conditions très dures, traversèrent l’Afrique, le Levant, l’Italie et la France pour pourchasser l’ennemi jusqu’en Allemagne. C’était dur, surtout au début, ensuite le principal risque était d’être blessé, voire tué, et de devoir abandonner avant la ligne … !

Jérôme a bien rejoint l’île de Sein comme prévu, non sans avoir été accueilli le long de la côte par de nombreux sympathisants à commencer par la Marine, son arme. Bravo à lui.